Salon de l’Agriculture 2017

23 février 2017

Le cognac au Salon de l’agriculture : de belles photos mais pas de grand stand

Sud Ouest – 23 février 2017 / Olivier Sarazin
Distillerie à Foussignac (16)

Dans une distillerie charentaise. Ce cliché signé Stéphane Charbeau sera montré dans une expo à voir dans le hall 2-2 du 54e Salon de l’agriculture Stéphane Charbeau / BNIC

Dans une distillerie charentaise. Ce cliché signé Stéphane Charbeau sera montré dans une expo à voir dans le hall 2-2 du 54e Salon de l’agriculture Stéphane Charbeau / BNIC

La présence de la filière cognac dans la plus grande ferme de France sera plutôt discrète
La plus grande ferme de France ouvre samedi, porte de Versailles à Paris. Le 54e Salon de l’agriculture attend plus de 6 millions de visiteurs jusqu’au 5 mars. L’an passé, l’événement avait réuni 1.050 exposants venus de 22 pays. Les produits charentais y seront présents. La filière cognac également. Mais de façon plutôt discrète. Le point.

De belles photos en noir et blanc…

Le Bureau national interprofessionnel du cognac (BNIC) présentera une exposition de photos dans le hall 2–2. Ces clichés en noir et blanc, signés Stéphane Charbeau, auteur et photographe charentais, a pour ambition de montrer les savoir-faire de l’appellation cognac (la conduite des vignes, la double distillation charentaise, le travail au chai et l’assemblage, etc.).

Toujours dans le hall 2–2 du Pavillon des vins, le cognac sera aussi à l’honneur tout au long de la semaine au travers de dégustations d’accords cognac et chocolat. Cet atelier « food pairing » sera animé par Stéphane Bonnerot, sommelier, et coorganisé par le Cniv (Comité International des Interprofessions du Vins) et le BNIC.

Enfin, le mercredi 1er mars, on servira le cocktail cognac summit lors de la soirée institutionnelle organisée par le Conseil régional de Nouvelle-Aquitaine dans le hall 1, avec le concours de l’Agence de l’alimentation de la Nouvelle-Aquitaine (AANA). Le summit mélange cognac, limonade artisanale, lamelles de gingembre frais, zestes de citron vert et une pelure de concombre.

…mais plus de grand stand

Résumons : une expo, des dégustations gourmande et un apéritif, mais plus de grand stand comme ce fut le cas jusqu’en 2008. Pourtant, le BNIC a dépensé beaucoup d’argent pour la promotion du cognac porte de Versailles. En février 2004, son grand bar ‘‘lounge’’, avec zinc grande classe, fauteuils blancs et « atelier des Anges », avait coûté la bagatelle de 200 000 € ! Puis, en 2006, la décoration du stand – confiée à la Galerie MR d’Angoulême – fut facturée 50 000 €. Finalement, le « retour sur investissement » fut jugé décevant. Circulez, y’a moins à boire ! Le marché français, c’est vrai, n’est pas prioritaire. Environ 97 % du cognac se vend à l’export…